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Par Jorge Brites.

Ce dix-septième épisode du podcast L’allumeur de réverbères ouvre une série de deux épisodes consacrés à un pays, la Mauritanie, et à une question qui s’y développe depuis quelques années déjà, à savoir la place et la condition des Haratines – du nom des descendants d’esclaves au sein de la communauté maure (arabo-berbères).

Pour mieux comprendre le contexte intercommunautaire mauritanien et la composition ethnolinguistique du pays : Mauritanie, « pays chimérique » ? Le défi de constituer une nation depuis l'indépendance.

En Mauritanie, chaque communauté pratique, ou a pratiqué dans le passé, l’esclavage. L’esclavage pratiqué chez les tribus maures ayant cela de spécifique qu’il concernait des populations noires, dont la couleur de peau pouvait donc constituer une distinction. Les Haratines sont historiquement et culturellement rattachés au groupe des Maures, par exemple par la langue hassanya (la variante locale de l’arabe). Mais ils tendent à s’affirmer comme une communauté à part entière autour d’un discours politique revendicatif et anti-esclavagiste. C’est sur cette dynamique et sur cette évolution-là que nous allons nous attarder sur cette série de podcasts. Les enjeux sont importants, compte tenu des fortes inégalités et du racisme qui prévalent dans le pays, ainsi que des tensions grandissantes autour de l’accès aux ressources naturelles dans la région du Sahel, sur fond de changement climatique. Ajoutons que les Haratines constituent probablement le groupe le plus nombreux en Mauritanie, avec près de la moitié de la population du pays.

Pour aborder la question de la condition et de l’émergence de l’identité haratine, nous avons sollicité l’expertise et le regard des personnalités suivantes :

  • Professeur Abdel Wedoud Ould Cheikh, anthropologue spécialiste de la Mauritanie et professeur émérite de l'Université de Lorraine ;
  • Mohamed Ali Bilal, président de l’association Teranim pour les arts populaires et à l’initiative du Festival Leyali Elmedh (« les nuits du Medh »).

Outre l'intérêt de mieux comprendre les enjeux de la question haratine, à l'aune des dynamiques historiques de la Mauritanie et de l'actualité politique, ce podcast est ponctué de musiques du style Medh, des louanges au prophète Mohamed chantées en hassanya dans un style propre aux Haratines et aux communautés d'esclaves. Pour accéder au second volet : En Mauritanie, la question haratine (2/2) : « une grande communauté dans la misère, l'ignorance, la précarité »

Le Festival Leyali El-Medh (« Louanges au Prophète »), organisé chaque année (ici, en juin 2018) par l'association Teranim pour les arts populaires pendant le mois du Ramadan, met à l'honneur un style musical, le Medh, qui s'est notamment développé au sein de la communauté haratine.
Le Festival Leyali El-Medh (« Louanges au Prophète »), organisé chaque année (ici, en juin 2018) par l'association Teranim pour les arts populaires pendant le mois du Ramadan, met à l'honneur un style musical, le Medh, qui s'est notamment développé au sein de la communauté haratine.
Le Festival Leyali El-Medh (« Louanges au Prophète »), organisé chaque année (ici, en juin 2018) par l'association Teranim pour les arts populaires pendant le mois du Ramadan, met à l'honneur un style musical, le Medh, qui s'est notamment développé au sein de la communauté haratine.
Le Festival Leyali El-Medh (« Louanges au Prophète »), organisé chaque année (ici, en juin 2018) par l'association Teranim pour les arts populaires pendant le mois du Ramadan, met à l'honneur un style musical, le Medh, qui s'est notamment développé au sein de la communauté haratine.
Le Festival Leyali El-Medh (« Louanges au Prophète »), organisé chaque année (ici, en juin 2018) par l'association Teranim pour les arts populaires pendant le mois du Ramadan, met à l'honneur un style musical, le Medh, qui s'est notamment développé au sein de la communauté haratine.

Le Festival Leyali El-Medh (« Louanges au Prophète »), organisé chaque année (ici, en juin 2018) par l'association Teranim pour les arts populaires pendant le mois du Ramadan, met à l'honneur un style musical, le Medh, qui s'est notamment développé au sein de la communauté haratine.

Suivent le lien de la page Facebook ainsi que de la chaîne YouTube de l'association Teranim pour les arts populaires d'où sont tirées les musiques que vous pouvez entendre tout au long du présent podcast.

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Retrouvez également les podcasts sur la chaîne YouTube de L'allumeur de réverbères :

Sur la plateforme SoundCloud :

Et sur la plateforme Audioblog Arte Radio :

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Entretiens et montage : Jorge Brites.

Enregistrements : Jorge Brites et Aliya Abass.

Musique du générique : le groupe Iñigo Montoya.

Tag(s) : #Podcast, #International, #Podcast Mauritanie
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