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Par Peter Venkman.

Le 13 octobre dernier, le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz était victime d’un coup de feu, tiré par erreur par une patrouille militaire, dans la confusion d'un barrage routier près de Nouakchott, la capitale. C’est du moins la version officielle présentée par le régime et les médias étatiques. Cet évènement, qui aurait pu être tragique (le coup ne s’est pas avéré mortel), est peut-être révélateur des troubles politiques dans lesquels le pays est susceptible de tomber, dans un double contexte de mécontentement intérieur (le caractère autocrate de ce même président y est pour quelque chose) et d’une instabilité régionale due en grande partie à la guerre au Mali.

Dans l’Hexagone, l’épisode de la fusillade du 13 octobre est passé relativement inaperçu, en dépit du fait que le chef de l’État mauritanien s’est fait hospitalisé, jusqu’au 26 novembre dernier, dans un hôpital français. Malgré le statut d’ancienne puissance coloniale de la France, il se dit et il se sait relativement peu de choses sur ce pays. Il faut dire que malgré son bon million de km², la Mauritanie ne compte pas plus de 3,5 millions d’habitants. Elle reste un pays pauvre et méconnue. Et pourtant, la découverte récente de gisements de pétrole sous ses eaux territoriales lui confère, au même titre que les troubles régionaux actuellement observés dans les pays voisins, une importance majeure sur le plan géopolitique. Focus sur ce pays trop peu connu, sur ses évolutions récentes et sur sa place dans l’échiquier géopolitique trouble que constitue la région du Sahel.

Petite rétrospective de l’histoire mauritanienne

Située à un carrefour entre l'Afrique subsaharienne et le Maghreb, la Mauritanie a une histoire complexe, marquée par cette double appartenance négro-maghrébine. Occupée depuis des siècles par des tribus de Berbères (ou « Maures blancs ») et de Peuls, mais aussi de Haratins (les « Maures noirs »), de Wolofs (9% de la population) et de Soninkés (quelques 140 000 personnes concentrées dans l’est et le sud du pays), le territoire mauritanien a été en partie, jusqu’au XIIIème siècle, dominé par l’Empire ouest-africain du Ghana. Plusieurs villes mauritaniennes se développent dès le XIVème siècle. Les Arabes et Berbères venus du Maghreb investissent le territoire de façon significative au XVème. La langue arabe s’impose, et avec elle la religion musulmane. Le pays demeure dans une relative instabilité frontalière au cours des siècles suivants : il est l’objet de convoitises de tribus africaines de la région, ainsi que du Maroc, qui le considère comme sien, comme partie intégrante du « Grand Maroc historique ».

Des émirats indépendants ou autonomes tels que le Trarza, le Brakna, le Tagant et l'Adrar arrivent à se maintenir jusqu’à la fin du XIXème siècle. Ils sont d’ailleurs souvent en guerre avec des empires de confession musulmane établis dans le sud du pays, tels que celui du Fouta-Toro (Peuls) et celui du Oualo. La pénétration française s’amorce aux alentours de 1902, et, dès 1903, le « Protectorat des pays maures » est proclamé ; la rive droite du fleuve Sénégal y est incorporée l’année suivante. Mais, si le pays devient officiellement une colonie en 1920, la fin de toute résistance armée n’est observée qu’en 1934. Autonome en 1958, il prend alors le nom de République islamique de Mauritanie. Enfin, le 28 novembre 1960, l’indépendance est proclamée, et immédiatement reconnue par la France.

Mokhtar Ould Daddah, chef de l'État (1960-1978).
Mokhtar Ould Daddah, chef de l'État (1960-1978).

Déjà principal responsable autochtone dans la gestion des affaires de la Mauritanie autonome depuis 1956, Mokhtar Ould Daddah devient chef de l’État à l’indépendance. Sa présidence, de 1960 à 1978, est marquée par une volonté de concorde nationale, mais également par l’instabilité et les troubles que provoquent les échecs militaires mauritaniens dans la guerre au Sahara occidental, à partir de 1974. En effet, la Mauritanie, qui souhaitait annexer le tiers méridional de la colonie espagnole, est prise de court par le Maroc, qui envahit la totalité du territoire sahraoui. Le pays se trouve alors déstabilisé par le différend qui l’oppose à la monarchie marocaine, mais aussi aux résistants sahraouis, entre 1974 et 1979.

Renversé par un coup d’État militaire en 1978, Mokhtar Ould Daddah mourra en exil à Paris, en 2003. Une période d’instabilité suit sa présidence, de 1978 à 1984. Les autorités signent, en 1979, un cessez-le-feu avec le Front Polisario, renonçant ainsi aux prétentions mauritaniennes sur le Sahara occidental.

Les évènements de 2005-2009 : une démocratie mort-née

Premier ministre depuis 1981, le colonel Maaouiya Ould Taya accède à la présidence de la République en 1984, par la voie d’un nouveau putsch. Maître du pays pendant plus de vingt ans, il amorcera une vague de libéralisation économique, tout en confortant le caractère autoritaire et répressif de son régime. Cette dictature prend fin en août 2005, lorsqu’une partie de l’armée menée par le colonel Ely Ould Mohammed Vall prend le pouvoir par la force, pour « mettre en place de véritables institutions démocratiques ». Bien que condamnée par la communauté internationale, la junte militaire organise effectivement des élections législatives libres, dès le mois de novembre 2006. Et, le 19 avril suivant, l’élection de Sidi Mohamed Ould Cheik Abdallahi à la présidence de la République (52,89% des voix au second tour, contre 47,11% pour Ahmed Ould Daddah, demi-frère de l’ancien président Mokhtar Ould Daddah) consacre, pour la première fois en 29 ans, l’arrivée d’un civil à cette fonction. Enfin, la mise en place d’un gouvernement d’ouverture, en mai 2008, conforte la normalisation de la situation politique.

Le président Ould Cheik Abdallahi (2007-2008).
Le président Ould Cheik Abdallahi (2007-2008).

Et pourtant, les tensions persistantes entre le chef de l’État et l’armée représentent très vite un véritable danger pour le nouveau régime. Et en effet, dès le 6 août 2008, suite au limogeage de plusieurs hauts-gradés de l’État-major par le président, un putsch fait tomber ce dernier et entraîne la mise en place d’une junte militaire, dirigée par le colonel Mohamed Ould Abdel Aziz (cousin de l’ex-leader putschiste Ely Ould Mohammed Vall). Cet énième coup d’État met fin au processus de démocratisation amorcé depuis 2005. Si une nouvelle élection présidentielle est organisée le 18 juillet 2009, le putsch de 2008 n’en constitue pas moins un réel recul pour la démocratie et l’État de droit en Mauritanie, d’autant plus que le scrutin, contrairement au précédent, permet au leader de la junte de se maintenir à la tête de l’État – il remporte officiellement 52,6% des voix dès le premier tour (contre 13,66% pour Ahmed Ould Daddah, déjà présent au précédent scrutin, et moins de 4% des voix pour l’ex-putschiste Ely Ould Mohammed Vall, qui a tenté sa chance).

La Mauritanie vit depuis 2008 dans une situation politique chargée d’ambigüité. Si le manque de transparence lors de l’élection de 2009 fait assez peu de doutes, la politisation croissante de la société mauritanienne observée depuis déjà quelques années empêche la répression d’étouffer totalement la contestation. De nombreux acteurs de la société civile et de l'opposition politique protestent régulièrement contre le pouvoir autoritaire qui s’est mis en place depuis 2008, et qui est responsable de violations systématiques des droits humains (liberté d’expression et droits syndicaux bradés, cas avérés de torture, etc.). Le régime est à présent largement dominé par des personnalités issues de l’institution militaire. Des élections législatives prévues depuis 2011 sont reportées sine die, officiellement pour des raisons « techniques et logistiques ».

Drapeau mauritanien.
Drapeau mauritanien.

Un pays en pleine transformation économique

Ce contexte politique s'insère dans un moment clef de l'histoire économique et sociale du pays. Comme pour beaucoup de ses voisins, la situation économique de la Mauritanie demeure difficile. Essentiellement pratiquée aux abords du fleuve Sénégal et dans les oasis, l’agriculture reste quasi-inexistante. Le pays, qui possède parmi les eaux les plus poissonneuses du monde, grâce à un écosystème littoral exceptionnel, a vendu des droits de pêche importants à l’Union européenne et au Japon dans les années 90. Jusque très récemment, l’exploitation du minerai de fer représentait 94,9% des revenus du pays et près de 40% de ses exportations (13ème producteur mondial). Bien que la Mauritanie ait compté jusqu’à 80% de chômeurs au début des années 1990, la famine n’y a jamais été récurrente, même au cours des divers exodes ruraux observés depuis les années 1980 et 1990. Ce degré de résilience de la société mauritanienne s’explique par la structure solidaire du tissu social et familial.

Le pays connaît par ailleurs, depuis quelques années, de nouvelles perspectives macro-économiques. D’importants gisements pétroliers ont été découverts au large des côtes. Leur extraction, commencée en février 2006, a vocation à créer une embellie économique, même si la manne qui en est issue demeure insuffisamment redistribuée. Par ailleurs, en 2003, et encore en 2010, des réserves de gaz naturel ont également été trouvées sur le littoral.

La nouvelle donne énergétique est le fait de ces découvertes, mais pas seulement, comme en témoigne le lancement de deux nouvelles centrales électriques à Nouakchott. Inaugurées en novembre dernier, elles doivent permettre à la Mauritanie, dès leur mise en service (prévue pour l’année prochaine), d’exporter son surplus d’électricité vers le Sénégal et le Mali. Une initiative qui entre dans le cadre de la mise en œuvre de programmes de l’État pour diversifier les sources d'énergie. La première centrale, d'une capacité de 120 mégawatts, fonctionne au fuel lourd et au gaz pour un coût de 125 millions d'euros (financement international et mauritanien). La seconde, qui utilise l'énergie solaire pour une capacité de 15 mégawatts, est entièrement financée par un don de 22,5 millions d'euros des Émirats Arabes Unis.

La Mauritanie s’ouvre aux investissements étrangers, qui abondent, et multiplie les discussions bilatérales avec ses voisins. Le 21 mars dernier, elle a ainsi signé cinq accords de coopération avec l’Algérie, comportant des mémorandums spécifiques aux domaines du sport et de la jeunesse, des ressources en hydrocarbures, de la santé animale, de l’analphabétisme et de la pêche. Le 11 mars, c’est avec le Maroc que la Mauritanie signait un mémorandum d’entente instaurant un dialogue politique régulier par la création d’un mécanisme de concertation sur les dossiers de politique étrangère, régionale et internationale d’intérêt commun. Ce qui a permis aux deux pays de signer, le 24 avril dernier, dix-sept accords dans des domaines aussi divers que l’échange de prisonniers, l’éducation et la formation professionnelle, le développement industriel et technique, les hydrocarbures et les transports.

De la Révolution libyenne à la guerre au Mali : un environnement régional trouble

En dépit du raté démocratique, la Mauritanie présente donc de réels atouts. Elle connaît des bouleversements majeurs qui lui promettent, pour les années à venir, des opportunités tout aussi importantes. L’arme énergétique confère évidemment au pays une place nouvelle dans la région. Elle ne peut toutefois faire oublier l’environnement géopolitique particulièrement tendu dans lequel se trouve la Mauritanie.

Le conflit sahraoui avait déjà montré, dans les années 1970, les répercussions potentielles de crises régionales sur un État doté (comme tous ses voisins du Sahel) de frontières relativement poreuses. Les contrecoups du conflit en Libye et de la chute de Mouammar Kadhafi ont impacté de manière encore plus évidente, depuis l’été 2011, l’ensemble de la région. La dispersion des mercenaires de l’ancien régime libyen (majoritairement sahéliens et lourdement armés) en direction du Tchad, du Niger et du Mali, et la prolifération des armes libyennes au profit de mouvements terroristes ou mafieux présents au Sahara, sont autant de phénomènes qui ont facilité le succès, à partir de janvier 2012, de la révolte touareg, très vite supplantée par diverses mouvances djihadistes dans la région de l’Azawad, au nord du Mali.

La Mauritanie se trouve depuis cette date confrontée à la présence de cette insurrection islamiste à ses frontières, et les troubles régionaux n’ont évidemment pas manqué d’impacter la stabilité du pays. Au cours de la seule année 2012, le camp de Mbera a reçu quelques 55.000 Maliens fuyant l’occupation de l’Azawad par les groupes islamistes ; et depuis l’intervention française dans cette région en janvier dernier, ce sont à nouveau des dizaines de milliers de réfugiés qui sont venus peupler ce camp (on y compte à présent entre 70 et 80.000 Maliens).

Surtout, le risque de contagion du conflit pourrait s’étendre (toute proportion gardée) aux pays voisins – ce qu’atteste l’épisode de la prise d’otage du site gazier de Tiguentourine, près de la ville algérienne d’In Amenas, en janvier dernier. En Mauritanie, le risque est sans doute moindre, mais il n’est pas nul, comme en atteste la présence de djihadistes (avérés ou supposés) dans les prisons mauritaniennes. En dépit de la version officielle qui veut que cet incident ait été de nature purement accidentelle, le coup de feu reçu le 13 octobre dernier par le président mauritanien au cours d’un entraînement militaire pourrait en réalité (et selon des bruits de couloirs diplomatiques) être le fait d’un groupe islamiste radical, ou encore d’une mafia locale impliquée dans les trafics divers qui ont cours dans le nord du Mali – une version bien évidemment invérifiable. À bien des égards, la résolution de la crise malienne et l’éviction des courants djihadistes d’Afrique de l’Ouest sont donc autant d’enjeux qui s’avèreront déterminants pour la stabilité de la Mauritanie.

La complexité de la situation géopolitique de la Mauritanie est accentuée par la porosité des frontières sahéliennes.

La complexité de la situation géopolitique de la Mauritanie est accentuée par la porosité des frontières sahéliennes.

Comment se dessine l’avenir de la Mauritanie ?

Placé au cœur d’un échiquier géopolitique instable, ce pays ne manque pas d’atouts pour assurer son avenir. Désormais doté d’une puissante marge de manœuvre liée à ses hydrocarbures (l’arme énergétique peut s’avérer un grand facteur de stabilité), il peut aussi compter sur une culture singulière. Pourvu d’un vaste territoire, mais très faiblement peuplé et en grande partie désertique, ce pays a pour langue officielle l’arabe littéral moderne. L’arabe dialectal, dit « arabe hassanya », est par ailleurs proche de l’arabe classique. Cette proximité culturelle avec le monde arabe (à laquelle participe la forte implantation de l’islam dans la société) a pu justifier l’adhésion de la Mauritanie à la Ligue arabe en 1973, et sa participation à la fondation de l’Union du Maghreb Arabe (UMA) en 1989. La reconnaissance d’autres langues (peul, soninké, wolof) consacre la pluralité de l’identité mauritanienne, et les différentes communautés connaissent, dans la capitale et ailleurs, une coexistence que seul le racisme ambiant (et notamment celui des Maures envers les populations noires) vient menacer, et qui se traduit par une forte absence d'interactions sociales entre communautés. Comme bien souvent en Afrique subsaharienne, chaque communauté s'est plus ou moins spécialisée sur un ou plusieurs secteurs économiques : aux Maures la diplomatie, l'administration, les pharmacies, aux Soninkés le textile, l'électro-ménager, le marché alimentaire, aux Peuls l'élevage et parfois la couture, aux Wolofs la couture et le métier de taxi... De manière un peu schématique, ce paysage économico-identitaire illustre la complémentarité dans laquelle cohabitent les différentes ethnies. L'appartenance multiple du pays, à la civilisation arabe (liens linguistiques, culturels, confessionnels), à la région sahélienne, et à l’Afrique subsaharienne (proximité du Sénégal), fait sa particularité, et lui confère un patrimoine culturel exceptionnel.

Les bouleversements économiques majeurs observés depuis quelques années peuvent faire de ce pays l’un des plus riches d’Afrique de l’Ouest dans les vingt prochaines années. Mais une telle évolution est conditionnée à un usage pragmatique de la manne en hydrocarbures, et à un souci sincère de justice sociale de la part des gouvernants. Or, la nature du pouvoir actuel ne permet pas d’être positif sur ce point. Récemment revenu à un État autoritaire, le pays n’a pas connu de troubles significatifs à l’occasion du Printemps arabe, à l’exception d’une auto-immolation le 17 janvier 2011, et de quelques mouvements de protestation violemment réprimés, en février de la même année.

Mohamed Ould Abdel Aziz, chef de l'État depuis août 2008.
Mohamed Ould Abdel Aziz, chef de l'État depuis août 2008.

Consécutivement au putsch de 2008 et au scrutin de 2009, onze formations de l’opposition se sont réunies au sein de la Coordination de l’Opposition Démocratique (COD). Ce vaste collectif, dont l’une des principales composantes est le Rassemblement des forces démocratiques, dirigé par Ahmed Ould Daddah (candidat aux élections présidentielles de 2007 et de 2009), se joint aux associations civiles pour organiser, dans la mesure du possible, des manifestations et des sit-in de protestation contre le régime. À titre d’exemple, les responsables de la COD ont rendu publique le 12 avril 2012 une motion officielle réclamant « la fin du pouvoir militaire, et l’instauration d’une transition démocratique ». Et le 2 mai suivant, à l’appel du président de la COD, Moulay El Arbi, plusieurs milliers de personnes ont participé à une marche dans la capitale pour réclamer le départ du président M. Ould Abdel Aziz. Le 4 août 2012, à nouveau, les partis de la COD ont adopté une charte appelant à la démission du président Mohamed Ould Abdel Aziz, et à la mise en place d’un gouvernement de transition chargé d’organiser des élections générales libres et transparentes. Des rassemblements contestataires sont régulièrement observés, mais mobilisent un nombre très faible de manifestants, comme le 25 février dernier, lorsque quelques centaines de personnes ont été dispersées par la police. L’opposition reste trop faible pour changer la donne politique.

Pourtant, le maintien du régime apparaît à contre-courant des processus de démocratisation en cours dans la plupart des pays du Maghreb. À 57 ans, le président de la République ne semble pas enclin à laisser le pouvoir ou à organiser des élections libres. Lors de sa convalescence, en octobre et novembre dernier, c'est son ami de trente ans Mohamed Ould Ghazouani, chef d'état-major et général de division, qui a de facto assuré l’intérim à la tête de l’État (occupant même pendant cette période le bureau présidentiel). Ce qui en dit long sur le rôle que jouera peut-être à l’avenir ce personnage influent de la scène politique mauritanienne, mais surtout sur l’état de la démocratie dans le pays.

La prédominance de l’institution militaire pose en effet de lourdes questions sur l’État de droit mauritanien. Elles s’ajoutent à celles que pose par ailleurs la stratégie économique libérale engagée par le régime, ainsi qu’à d’autres, plus profondes, et qui s’avèrent des défis majeurs pour le développement de la Mauritanie : les carences en services publics (notamment en milieu rural), la misère sociale, les excisions systématiques (50 à 75% des filles concernées dans certaines parties du pays), ou encore les cas d’esclavagisme humain (très nombreux) à l’égard de populations subsahariennes. Autant de maux fortement ancrés dans la société mauritanienne, et toujours irrésolus.

Le président « Aziz » exprime sa fierté pour l'institution militaire mauritanienne.

Le président « Aziz » exprime sa fierté pour l'institution militaire mauritanienne.

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